Les moissons se préparent : l'occasion de redécouvrir la filière céréalière d'Ile-de-France
Les céréales adorent l’Ile-de-France. Elles y poussent sur deux tiers des terres agricoles de la région. Blé tendre, orge, maïs, épeautre, escourgeon… Toutes ces variétés se régalent à quadriller les plaines fertiles, que l’on longe sur les routes de Seine et Marne, de l’Essonne, du Val d’Oise ou des Yvelines.
Les céréales, stars d’Ile-de-France
La culture céréalière en Ile-de-France est une tradition très ancienne, moyenâgeuse. Depuis, autour d’elle, a germé une filière solide, composée de plus de 43 000 professionnels. Production, stockage, transformation, négoce, la région abrite des entreprises artisanales et des industries où sont fabriqués de la farine, des biscuits, des pâtes, de la bière. Les brasseries franciliennes sont d’ailleurs particulièrement dynamiques dans l’univers brassicole.
Ça fleure bon la moisson !
La période charnière de la moisson arrive à grand pas. Le va et vient incessant de la moissonneuse-batteuse, l’acheminement des récoltes aux coopératives… Le tout, au bon vouloir de la météo. Cette année s’annonce particulièrement charnière suite aux intempéries qu’a subies la région francilienne ces derniers mois. La moisson a pris un peu de retard, et se jauge autour du 20 juillet. Les céréaliers sont sur le qui-vive, les yeux fixés sur les prévisions météorologiques. La moisson est une véritable course contre la montre, car le blé doit être récolté à juste maturité, avant germination. Chaque jour, une prise de température des cultures est nécessaire, à l’œil comme en bouche : l’épi doit être doré et croquer sous la dent. Les céréaliers utilisent une sonde sur la moissonneuse batteuse, pour déterminer en instantanée le taux d’humidité du blé. S’il est inférieur à 15%, il peut être battu.
Pour identifier un bon blé, plusieurs critères sont à surveiller : son poids, sa quantité de protéines et son taux d’humidité. Lorsque le céréalier amène sa récolte à la coopérative, elle doit être testée par échantillonnage. Si le taux d’humidité est inférieur à 15.5%, le blé est stocké, sinon il passe en cellule de séchage. Son coût revient à la charge du céréalier, ce qui les rend d’autant plus rigoureux sur la date de la moisson.
Après la moisson, place au déchaumage ; qui consiste à un travail superficiel du sol destiné à enfouir les chaumes et restes de pailles, afin de favoriser leurs décompositions et permettre aux adventices de pousser. Cela permet de favoriser les micro-organismes du sol, et d’améliorer sa qualité agronomique.
A tous les céréaliers franciliens : le CERVIA Paris Ile-de-France vous souhaite une moisson riche et prospère !
Toute la filière francilienne en chiffres* !
- 3 millions de tonnes de céréales produites
- 1/3 de la surface régionale cultivée en céréales
- 5 000 exploitations agricoles dont 4000 qui cultivent des céréales
- 4000 ha de céréales cultivés en mode biologique en 2016
- 15% du tonnage national de farine
- 1 milliard de baguette de pain vendues chaque année sur la région
* "La filière céréalière en bref", Passion Céréales, 2016


